Mémorial de Montormel

Visites et circuits

Enigma Coudehard
Enigma © David Commenchal

Visite guidée du Mémorial

Accueil, découverte du site à l’extérieur, depuis l’esplanade (monuments et panorama sur l’ancien champ de bataille)

Compréhension de la bataille de la Poche de Falaise Chambois grâce à la carte animée, au commentaire d’un médiateur et à un film de témoignages de soldats ou de civils présents lors des combats en 1944

Visite de l’espace des collections (un travail en amont ou en aval de la visite peut être envisagé à partir des collections)

Circuit du champ de bataille

Avec votre car, partez avec le groupe classe ou un demi-groupe à la découverte des lieux symboliques de la bataille qui racontent encore aujourd’hui l’histoire.

Saint Lambert sur Dives

Après la prise de Chambois, le pont de Saint-Lambert-sur-Dives devint le dernier pont sur la Dives resté aux mains des Allemands. Or, le groupe de reconnaissance de la 4ᵉ DB canadienne arrive à la lisière du village le matin du 19 août 1944… Pendant deux jours, les Canadiens commandés par le Major Currie vont tenter de couper les ponts qui enjambent la Dives. La pression des troupes allemandes en retraite est pourtant terrible : à plusieurs reprises, les positions canadiennes sont submergées. Les chars tournent en rond les uns derrière les autres et se couvrent mutuellement avec leurs mitrailleuses, repoussant les fantassins allemands qui les escaladent pour les faire sauter.

Malgré tout, les Canadiens résistent et gênent considérablement le repli allemand. Pour ce fait d’arme, le major Currie se voit décerner la Victoria Cross, la plus haute distinction de l’empire britannique, la première que les Canadiens se voient attribuer pour la campagne du Nord-Ouest de l’Europe. Aujourd’hui, un belvédère est disposé à l’entrée ouest de la ville, d’où les Canadiens lancèrent leurs assauts en direction du pont. Il retrace sur plusieurs panneaux les dernières phases de la bataille de Normandie et permet de comprendre l’importance de l’action canadienne.

Tournai sur Dives

Situé au cœur de la poche allemande, Tournai fut le théâtre du calvaire des civils et de la défaite allemande.

C’est au sommet du clocher que l’abbé Launay fait fixer un drap blanc (actuellement visible au Mémorial de Montormel). Puis après bien des négociations et un long périple sur le champ de bataille, il réussit à obtenir la reddition de 300 Allemands auprès d’un officier Canadien dans ce qui va devenir la « cour de la reddition ».

Le signal est donné et, dans l’après-midi, 1.500 autres Allemands se constituent prisonniers au même endroit. Partout, les redditions deviennent massives, la bataille est terminée.
Une plaque située près du Half-Track M3 rappelle la reddition des soldats allemands obtenue par l’intervention de l’abbé Launay.

Manoir de Boisjos

circuit manoir de boisjos

Situé à l’extrémité nord-ouest de la côte 262 et dominant la sortie de la poche vers Champosoult et Vimoutiers, Boisjos fut au cours des combats d’août 1944 un des bastions du périmètre défensif polonais. C’est à partir du contrebas du manoir que les parachutistes de Meindl attaquèrent pour sortir de la poche en se portant au-devant du 2ᵉ SS Pz-Korps qui venait de prendre les Polonais à revers.

Au cours des combats, le manoir servit d’hôpital, tandis que les prisonniers allemands s’entassaient dans les vergers et bois alentours. Constamment attaqué, il résista néanmoins à tous les efforts faits par les Allemands pour s’en emparer. Finalement, le 21 août vers midi, l’arrivée des chars canadiens permit de briser l’encerclement du manoir et scella, définitivement cette fois, la fermeture de la poche de Falaise.

Mont Chauve

circuit mont chauve

Le champ au-dessus du manoir de Boisjos permettait aux unités polonaises de contrôler les sorties occidentales de la poche de Falaise – Chambois. Il porte le nom de « mont chauve » dans les témoignages de l’époque. À cet endroit précis, lors des combats du 20 août 1944, le 3ᵉ escadron du 1ᵉʳ régiment blindé polonais pris à revers par la contre-attaque allemande perdit sous les coups d’un seul Panther cinq de leurs Sherman. C’est peut-être l’endroit du plateau où la contre-attaque du 2ᵉ SS Pz-Korps fut la plus près de réussir. Une stèle, rédigée en français et en polonais, commémore la fin de la bataille de la Poche de Falaise, le 22 août.

Mémorial de Montormel

Le Mémorial de Montormel offre un point de vue exceptionnel sur la vallée de la Dives. Il est situé sur la côte 262 nord, où les chars du 1ᵉʳ Régiment blindé polonais prirent position dans l’après-midi du 19 août 1944. Le nom donné à cette colline fait référence à l’altitude portée sur les cartes d’état-major de l’époque.

Les Polonais lui ont donné le nom de Maczuga (massue) à cause de sa forme, mais aussi à cause de l’impact que la prise de cette position va avoir sur l’armée allemande. Pendant 3 jours, les Polonais assaillis de toutes parts résisteront ici jusqu’à l’épuisement aux assauts allemands.

Montgomery dira de l’action des Polonais qu’ils étaient « le bouchon de la bouteille dans laquelle deux armées allemandes s’étaient retrouvées enfermées ». Les Canadiens l’appelleront « the Polish battlefield » : le champ de bataille polonais.

Chambois

circuit chambois

Il est environ 19h, le 19 août 1944, lorsque les Polonais descendant du nord et les Américains en provenance du sud se rencontrent à Chambois : la poche de Falaise est désormais fermée par une poignée de mains symbolique entre le major Zgorzelski (10ᵉ dragons) et le capt. Waters (Co. E, 359ᵉ RI).

C’est ensemble que dragons et lanciers polonais d’une part, GI’s américains d’autre part, affrontent les attaques allemandes deux jours durant. Aujourd’hui, plusieurs lieux rappèlent la bataille : – Dans l’église, une plaque à la mémoire du 10ᵉ régiment de dragons est apposée sur le mur à droite de l’entrée ; – Devant le donjon (12ᵉ siècle), une stèle rappelle la bataille et son contexte ; – Vers la sortie de la ville en direction de Gacé, un monument commémoratif a été positionné à l’endroit précis de la rencontre entre Polonais et Américains. L’Eglise appartient à la paroisse Saint-Maximilien Kolbe, franciscain polonais, mort à Auschwitz le 14 août 1941.

Au cours des combats, le manoir servit d’hôpital, tandis que les prisonniers allemands s’entassaient dans les vergers et bois alentours. Constamment attaqué, il résista néanmoins à tous les efforts faits par les Allemands pour s’en emparer. Finalement, le 21 août vers midi, l’arrivée des chars canadiens permit de briser l’encerclement du manoir et scella, définitivement cette fois, la fermeture de la poche de Falaise.

Aubry en Exmes

circuit aubry exmes

Terrés la journée en forêt de Gouffern, c’est essentiellement de nuit que les Allemands tentent leur chance pour échapper à l’artillerie et aux chasseurs bombardiers alliés. Comme les routes et les chemins sont encombrés, le génie allemand a ouvert des passages dans les haies pour permettre aux convois de passer.

Le spectacle est dantesque : tout n’est qu’épaves fumantes, déjà les cadavres se décomposent, des chevaux affolés et blessés sillonnent en tous sens la plaine. Bientôt, avec la nuit, il devient impossible de se déplacer sur le champ de bataille, il y a trop d’obstacles et les fuyards se heurtent sans cesse aux carcasses des convois précédents.

Moissy

circuit moissy

Au 19 août, avec les ponts de Saint-Lambert, il ne reste plus que ce gué pour franchir ce fossé anti-char naturel que représente la Dives. Sous les tirs d’artillerie et les attaques incessantes de l’aviation alliée, des milliers de soldats allemands s’engouffrent par ce passage étroit. Les esprits s’échauffent et il n’est pas rare de voir les hommes en venir aux mains pour forcer le passage.

Des officiers arme au poing tentent de donner un semblant d’ordre au chaos qui règne alors. Le gué de Moissy débouche directement dans le « couloir de la mort » qui mène à Coudehard vers la sortie de la poche.

Couloir de la mort

circuit couloir de la mort

C’est le nom donné par les Allemands à cet axe de 6 kilomètres qui court de la Dives jusqu’au pied de la colline 262 Nord. Ce couloir étroit, aux petits chemins de terre encaissés, encombré de véhicules détruits et de cadavres d’hommes et de chevaux, est l’unique voie de sortie pour quelque 100.000 Allemands encerclés dans la poche.

Battus par l’artillerie, mitraillés par l’aviation, ce sont finalement 50.000 hommes qui réussissent en l’empruntant à sortir du « Kessel », nom donné par les Allemands à la poche de Falaise – Chambois. Mais la majorité de leur matériel est perdue…